Chapter 1 — The Ghost-Ship Dispatch and the Capture at Cape Malheureux

Le feu dans la cheminée de la salle de rédaction de La Gazette Géographique mourait pour la troisième fois de la soirée, et Émile Desforges, les coudes plantés dans un chaos de cartes marines et de coupures de journaux, ne daignait pas se lever pour le ranimer. Il avait trop froid pour s'en préoccuper et trop occupé pour s'en plaindre, ce qui était, à en croire ses collègues, son état naturel.

— Vous lirez ceci, dit le directeur Auclair en jetant sur le bureau un dossier cartonné dont l'impact souleva un nuage de cendre froide. Et vous cesserez de faire cette tête d'huissier contraint d'annoncer une bonne nouvelle.

Desforges ramassa le dossier sans hâte, comme on ramasse quelque chose qu'on entend bien reposer dans les cinq minutes. Sur la couverture, d'une écriture qui n'appartenait pas à Auclair, quelqu'un avait écrit : Affaire du Vaisseau Fantôme — Témoignages Consolidés, Janvier 1882. Il souleva la couverture, parcourut la première page, la deuxième, la troisième. Puis il s'arrêta.

— Qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie ?

— Ce n'en est pas une. Du moins, c'est précisément ce qu'il s'agit de déterminer.

Auclair s'était installé dans le seul fauteuil valide du bureau — le journaliste lui en savait une gré mauvaise — et croisait les mains sur son ventre avec l'expression d'un homme qui a déjà pris sa décision et s'apprête simplement à faire semblant de consulter. Grand, solennel, chaussé de bottines dont le cuir protestait à chaque pas, il dirigeait La Gazette depuis onze ans avec un mélange d'instinct commercial et de curiosité géographique sincère qui lui avait valu le respect de Desforges, sinon son affection.

— Trois continents, reprit Auclair. Regardez bien. Un capitaine au large des côtes malgaches, en septembre dernier. Deux pêcheurs au nord de Ceylan, en octobre. Une frégate britannique quelque part entre Maurice et La Réunion, en décembre. Tous rapportent la même chose : un vaisseau de deux cents pieds sans mâts, sans cheminée, sans pavillon, qui apparaît et disparaît à volonté.

Desforges avait posé le dossier à plat et l'étudiait maintenant avec l'attention qu'il réservait aux affaires qui méritaient d'être détruites méthodiquement.

— Des feux-follets, dit-il. De la brume. Des marins qui ont bu ou qui n'ont pas dormi. Les océans produisent des illusions en série depuis que les hommes ont eu l'idée saugrenue de les traverser.

— La frégate britannique s'appelait le HMS Perseverance. Son capitaine se nomme Aldridge. Trente ans de mer. Il décrit l'engin avec un luxe de précisions mécaniques qui donne à penser qu'il n'est pas homme à voir des dragons dans le brouillard.

Desforges tourna une page. Il y avait un croquis, apparemment reproduit d'après un original tracé par un officier de marine : une silhouette allongée, fusiforme, basse sur l'eau, avec ce qui ressemblait à des ailettes latérales et une étrave en biseau d'une fluidité non-terrestre. Aucun mât. Aucune roue à aubes. Rien qui correspondit à la moindre architecture navale connue.

Il referma le dossier.

— Vous voulez que j'aille jusqu'à La Réunion démontrer que le capitaine Aldridge souffre d'hallucinations marines.

— Je veux que vous alliez jusqu'à La Réunion découvrir la vérité. Si c'est une fumisterie, vous la démontez et vous revenez célèbre. Si c'est autre chose —

— Ce n'est pas autre chose.

— Alors vous n'aurez aucun mal à le prouver.

Desforges regarda le feu mort. Il regarda ses cartes. Il regarda le dessin du vaisseau fantôme, avec ses formes trop parfaites pour être réelles, trop précises pour être inventées. Il sentait ce que tout journaliste honnête finit par apprendre à reconnaître : la friction particulière d'une histoire qui résiste à la première lecture.

— Quand part le prochain bateau pour Maurice ? dit-il.

Auclair sourit.

— Dans trois jours. J'ai déjà retenu votre cabine.

La traversée depuis Maurice prit six jours, et Desforges les employa à relire le dossier jusqu'à en connaître chaque déposition par cœur, à interroger l'équipage du paquebot sur d'éventuels avistements — néant —, et à rédiger mentalement les premiers paragraphes de l'article qu'il entendait écrire : Le Grand Mythe du Vaisseau Fantôme, ou comment les solitudes maritimes fabriquent des légendes à la mesure de leur vide. Il avait déjà le titre. Il lui manquait simplement les faits réfutants, détail qui, dans son expérience, finissait toujours par se présenter.

La Réunion apparut par un matin de janvier qui sentait la pluie chaude et la lave ancienne. L'île surgissait de l'Indien comme un poing volcanique, abrupte, sombre, couronnée de nuages que le Piton de la Fournaise fabriquait en permanence à son sommet. Saint-Denis, le chef-lieu, avait l'odeur des villes coloniales où l'Europe tente de se reproduire sous les tropiques : café, charbon, bois de letchi, et sous tout cela la mer qui rappelait à chacun qu'on n'était jamais qu'à quelques encablures du rien.

Desforges descendit à la capitainerie, réclama audience au port-major, montra ses lettres de créance de La Gazette, et apprit ce qu'on ne trouvait pas dans le dossier d'Auclair : que les avistements du vaisseau sans mâts se concentraient, avec une régularité troublante, dans les eaux au nord-est du cap baptisé par les vieux cartes Cap Malheureux — ce nom n'était pas de nature à rassurer un navigateur, mais Desforges était journaliste, et les noms sinistres avaient pour lui la valeur d'un sous-titre tout fait.

Il lui fallut deux jours pour dénicher un batelier disposé à l'y conduire. La plupart refusaient net, avec des regards de côté et des silences de gens qui savent quelque chose qu'ils n'ont pas l'intention de confier à un Parisien à carnet. Finalement, un vieux Créole du nom de Fortuné, qui possédait un esquif de pêche dont la peinture se souvenait vaguement d'avoir été bleue, accepta moyennant un prix que Desforges jugea exorbitant mais paya sans marchander — signe, eût dit Auclair, que l'affaire le mordait plus qu'il ne l'admettrait.

Ils partirent avant l'aube, Fortuné manœuvrant avec l'économie de gestes d'un homme qui a passé quarante ans à lire la mer dans l'obscurité. La côte nord-est de la Réunion était une succession de falaises basaltiques que l'Indien attaquait sans relâche, creusant des grottes sonores où l'eau entrait en rugissant et ressortait en écume. L'air sentait le sel brûlé et quelque chose de minéral, de profond, comme si le plancher volcanique de l'île transpirait à travers la roche.

Desforges avait son carnet sur les genoux et son crayon à la main, moins par nécessité professionnelle que par réflexe conditionné : tenir un crayon le faisait penser plus clairement. Il nota : cap mal famé, mer courte et désagréable, batelier peu loquace, ciel sans vent qui sent la pluie.

Fortuné se racla la gorge.

— Monsieur le journaliste, dit-il en un français rocailleux d'accent créole, si vous voyez quelque chose qui ressemble à de l'eau qui bouge sans raison, vous me le dites. On rentre.

— De l'eau qui bouge sans raison ?

— Comme si quelque chose de très grand passait dessous.

Desforges nota cela aussi. Il écrivit : élément de témoignage local — à traiter avec précaution habituelle.

Le soleil montait lentement derrière les nuages, teintant la mer d'un gris d'acier que les vaguelettes agitaient sans conviction. Desforges commençait à envisager que cette journée se solderait par un retour bredouille et un article d'une honnêteté déprimante — Le Vaisseau Fantôme n'existe pas, enquête terminée, page sept — lorsque Fortuné posa la main sur son épaule avec une fermeté qui lui coupa le souffle.

— Là, dit le vieux batelier. Très doucement. Ne bougez pas.

La mer, à deux cents mètres devant eux, se soulevait.

Pas comme une vague. Pas comme une lame de fond. Comme si quelque chose d'immense décidait, lentement, délibérément, de cesser d'être sous la surface pour devenir au-dessus d'elle. L'eau coulait sur des flancs lisses, courbes, d'une couleur qui n'était ni gris ni argent mais quelque chose entre les deux, quelque chose que Desforges n'avait pas de mot pour nommer parce qu'aucune coque, aucun métal, aucune surface qu'il eût jamais vue ne produisait exactement cette nuance-là — comme si le matériau absorbait la lumière du matin et la restituait légèrement transformée, légèrement plus froide.

Le vaisseau émergea en entier sur une durée d'environ deux minutes, et ces deux minutes furent les plus silencieuses que Desforges eût jamais vécues. Deux cents pieds de longueur, peut-être davantage. Une étrave en biseau d'une pureté aérodynamique qui rappelait moins un navire qu'une idée de navire — une forme déduite par le calcul plutôt que forgée par la tradition. Des ailettes latérales, en effet, repliées contre les flancs comme les ailes d'un oiseau posé. Pas de cheminée. Pas de mât. Pas de pavillon. Pas de fumée, pas de vapeur, pas le moindre grondement de machine. Rien qu'un léger sifflement de l'eau qui finissait de ruisseler sur le pont supérieur, et un son qu'on entendait moins qu'on ne le ressentait dans la cage thoracique : une vibration basse, régulière, satisfaite d'elle-même, comme le ronronnement d'une chose qui sait exactement ce qu'elle est.

— Sainte Vierge, murmura Fortuné.

Desforges avait le crayon levé. Il ne l'avait pas encore posé sur le carnet. Sa main ne bougeait pas. Ce n'était pas de la peur — du moins, il se refusait à employer ce mot —, c'était le saisissement particulier du cerveau confronté à un objet qui ne rentre dans aucune case préexistante et qui doit donc, en urgence, en fabriquer une nouvelle.

Il abaissa le crayon vers le carnet.

La grappin l'attrapa par le milieu de la poitrine.

Ce n'était pas un grappin à proprement parler — ce terme, il l'emploierait plus tard, faute de mieux. C'était un bras articulé en trois segments, d'un alliage identique à celui du navire, qui avait jailli du flanc de l'engin avec la précision calme d'une chose conçue pour effectuer exactement ce mouvement, ni plus vite ni plus lentement qu'il n'était nécessaire. Il se referma autour de ses épaules sans le blesser, avec la délicatesse impeccable et légèrement insultante d'un mécanisme qui estime que vous n'êtes pas en mesure de vous blesser utilement par vous-même.

Desforges eut le temps d'entendre Fortuné crier quelque chose en créole qui ne semblait pas constituer une bénédiction.

Puis il s'éleva, son carnet à la main, sa dignité en lambeaux, et atterrit sur le pont de l'Aiguille d'Argent avec la grâce d'un paquet de courrier mal ficelé.

Le pont sentait quelque chose qu'il ne reconnut pas immédiatement. Propre, mais pas l'odeur du métal ordinaire — quelque chose de plus sec, de plus électrique, comme l'air après l'orage. Deux personnes l'attendaient. L'une était un homme immense, d'une largeur d'épaules qui semblait légèrement disproportionnée même pour la taille qu'il atteignait, avec des cheveux presque blancs et des mains qui auraient pu envelopper complètement le crâne de Desforges s'il en avait eu l'envie. Il tenait le bras articulé à distance d'un panneau de commande avec l'attention tranquille d'un homme qui vient de terminer un travail ordinaire. Il regarda le journaliste avec une curiosité sans malice — celle qu'on réserve, peut-être, à un oiseau tombé dans le moteur d'une machine.

L'autre personne tendit la main et dit, sans préambule :

— Votre carnet.

Elle avait la quarantaine, grande, les épaules droites avec la rigidité de quelqu'un qui a appris la posture par discipline plutôt que par nature. Ses cheveux noirs étaient relevés sans cérémonie, maintenus par ce qui semblait être un calibre de précision en guise d'épingle. Elle portait un manteau de navigation sombre, fonctionnel, sans ornement, et des lunettes d'ingénieur relevées sur le front qui avaient visiblement servi. Ses yeux — gris, et d'une fixité qui donnait l'impression d'être mesurée plutôt que regardée — attendaient.

— Mon carnet ? dit Desforges.

— Votre carnet. Vous l'avez dans la main droite depuis que vous avez atterri sur mon pont.

— Ce carnet est ma propriété personnelle et professionnelle. Je suis Émile Desforges, correspondant de La Gazette Géographique, et j'exige —

— Vous êtes en train de naufragez sur mon navire, monsieur Desforges, dit-elle avec une patience absolument dépourvue de sympathie. Ce n'est pas une position qui favorise les exigences. Le carnet, s'il vous plaît.

Il le lui remit. Il n'aurait pas su expliquer pourquoi — peut-être parce que le ton n'était pas celui d'une menace mais d'un axiome, quelque chose que le monde avait simplement décidé, et qu'on débattrait aussi utilement avec la gravité. Elle le glissa sous son bras sans le regarder.

— Je suis le Capitaine Isolde Varenne. Bienvenue à bord de l'Aiguille d'Argent. Ours-Blanc va vous conduire à la salle des cartes.

L'homme immense — Ours-Blanc, donc, surnom qui lui allait avec une évidence confondante — s'écarta du panneau de commande et indiqua d'un geste courtois, presque délicat pour ses dimensions, une écoutille ouverte dans le pont.

— Je refuse catégoriquement, dit Desforges.

Le capitaine Varenne s'était déjà retournée.

— C'est votre droit, dit-elle par-dessus son épaule. Dans ce cas, vous attendrez ici. Nous plongeons dans vingt minutes.

Desforges regarda le pont. Il regarda l'écoutille. Il regarda la mer, où l'esquif de Fortuné s'éloignait à une vitesse que la prudence seule ne suffisait pas à expliquer.

Il suivit Ours-Blanc dans l'écoutille.

La salle des cartes était à l'arrière du vaisseau, accessible par un couloir dont les parois courbes luisaient de cet alliage sans nom que Desforges n'arrivait pas à cesser de regarder — il y avait dans ce métal quelque chose d'insatisfaisant pour l'œil, une perfection de surface qu'on continuait à examiner en espérant trouver l'imperfection qui ne venait pas. Des conduits courant le long du plafond palpitaient d'une luminescence bleue douce, ni tout à fait lampe à gaz ni tout à fait lumière électrique — quelque chose d'intermédiaire, ou peut-être de distinct. La vibration basse qu'il avait perçue sur le pont était ici plus nette, plus présente, montant par la semelle des chaussures jusqu'aux tibias.

La salle elle-même était ronde, dominée par une table de projection sur laquelle une carte du monde s'étalait en trois dimensions — des reliefs en métal doré représentant les fonds marins, des fils tendus indiquant des trajectoires, des points lumineux pulsant à intervalles réguliers sur des îles qu'il ne reconnaissait pas toutes. Autour, des étagères encastrées portaient des instruments dont il ne connaissait pas le nom, des rouleaux de plans, des journaux de bord reliés en cuir noir, des bocaux hermétiques contenant des substances de couleurs variées.

Capitaine Varenne était entrée derrière lui et s'était installée sans façon à un coin de la table de projection, les bras croisés, son carnet toujours sous le bras. Elle l'attendait.

— Asseyez-vous, dit-elle. Ce que j'ai à vous proposer tient en deux phrases.

Desforges ne s'assit pas. Il posa les mains dans son dos, ce qui lui donnait l'impression de décider quelque chose.

— Je vous écoute.

— Vous avez deux options. La première : vous restez dans une cabine fermée à clef pendant la durée du voyage, qui sera longue, et vous ne voyez rien. La seconde : vous m'accompagnez librement partout où ce navire vous mènera, vous observez, vous interrogez, vous documentez autant que votre cerveau en est capable — et en échange, vous ne transmettez rien, à personne, sans mon accord, jusqu'à ce que j'aie décidé que le moment est venu.

Desforges laissa passer deux secondes.

— C'est du séquestre.

— C'est de la préservation. Il y a des gens qui cherchent ce navire, monsieur Desforges, et qui ne sont pas animés de la curiosité journalistique. Votre liberté de mouvement dépend de la discrétion de vos communications.

— Et si je refuse les deux options ?

Pour la première fois, quelque chose passa dans le regard gris du capitaine — trop bref pour être identifié avec certitude, mais Desforges, qui avait passé quinze ans à lire des visages, crut y reconnaître ce qu'on ressentait quand on pose une question dont on connaît déjà la réponse et qu'on la pose quand même, par acquit de conscience ou par politesse.

— Vous ne refuserez pas.

— Sur quelle base fondez-vous cette certitude ?

Elle posa son carnet sur la table de projection et le fit glisser vers lui. Il l'attrapa.

— Parce que, dit-elle, vous tenez à nouveau votre carnet dans la main droite.

Il baissa les yeux. C'était exact.

Dehors — ou plutôt sous eux, autour d'eux, car les notions de dehors et de dedans perdaient déjà leur évidence ordinaire dans cet endroit —, la vibration changea de registre. Quelque chose se réajusta dans les profondeurs mécaniques du navire, comme une respiration profonde prise avant de plonger. Une lumière de nuance différente envahit doucement les hublots de la salle des cartes, une lumière verte et mouvante qui pouvait signifier une seule chose.

L'Aiguille d'Argent descendait.

Desforges regarda les hublots. Il regarda le capitaine. Il sentit la pression changer imperceptiblement dans ses oreilles, le monde solide et rassurant de la surface s'éloigner au-dessus de lui comme un souvenir qu'on commence à oublier.

Il ouvrit son carnet à la première page vierge.

— Très bien, dit-il. Mais je veux des réponses à mes questions. Toutes mes questions. Sans censure préalable.

— Toutes celles auxquelles il est utile de répondre.

— Ce sera moi qui jugerai de l'utilité.

— Ce sera nous qui en négocierons le périmètre. Bonsoir, monsieur Desforges.

Elle ramassa ses propres documents et s'apprêtait à quitter la pièce lorsqu'il dit, avec la vitesse du journaliste qui comprend que la fenêtre se referme :

— Ce navire. Ce métal. Cette propulsion. Tout cela existe depuis combien de temps ?

Elle s'arrêta, la main sur le chambranle de la porte.

— Depuis assez longtemps pour que votre magazine soit en retard de plusieurs années.

Puis elle disparut dans le couloir lumineux, et Desforges se retrouva seul dans la salle des cartes circulaire, son carnet ouvert sur ses genoux, entouré d'instruments dont il ignorait l'usage, avec sous les pieds la vibration profonde et régulière d'une machine qui n'aurait pas dû exister.

Il posa son crayon sur la page vierge.

Il écrivit : Janvier 1882. À bord d'un vaisseau dont je ne connais pas encore le nom complet, sous la surface de l'océan Indien, capturé par une femme dont je ne sais encore presque rien, et qui a eu le bon goût de ne pas me menacer directement.

Il réfléchit une seconde, et ajouta : Cette histoire n'est pas ce que je croyais.

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Chapter 1 — The Ghost-Ship Dispatch and the Capture at Cape Malheureux — Les Chroniques de l'Aiguille d'Argent : Tour du Monde en Quatre-vingts Merveilles | GenNovel