La planète s'appelait Verenne, d'après ce qu'il me raconta. Ou peut-être était-ce le nom de l'observatoire. Élian n'avait pas fait la distinction, parce que pour lui une planète et la chose qu'on y construit finissent par se ressembler — l'une prend la couleur de l'autre, à force.
Ce qu'il me dit, c'est que la lumière y était malade.
Pas éteinte. Pas encore. Mais malade de la façon dont une lampe est malade quand sa pile se vide : une teinte légèrement jaune, un peu trop chaude pour être honnête, qui donne à tout ce qu'elle touche l'air d'être en train de se souvenir de quelque chose. Le ciel de Verenne était perpétuellement couleur de fin d'après-midi, même au milieu de ce qu'on y appelait la nuit.
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